Dans les rayons de cosmétiques, les promesses se multiplient : « naturel », « sans sulfate », « sans paraben », « 0 % silicone », « 95 % d’origine naturelle ». Ces mentions aujourd’hui omniprésentes sont devenues pour beaucoup de consommateurs des repères simples et rassurants face à des formulations souvent difficiles à décrypter. Mais que signifient-elles réellement ? Et comment une notion aussi floue que la « clean beauty » est-elle devenue en quelques années un argument majeur de l’industrie cosmétique ?
La question de l’exposition aux substances chimiques présentes dans les produits du quotidien fait régulièrement l’objet de travaux scientifiques. Une récente étude de l’Inserm a ainsi montré qu’une réduction temporaire de l’utilisation de certains produits cosmétiques et d’hygiène courants (shampooings, déodorants, dentifrices ou maquillage) pouvait entraîner une baisse mesurable de plusieurs polluants chimiques et perturbateurs endocriniens comme le bisphénol A.




